Pourquoi est-il si difficile d’être pleinement présent?
On parle beaucoup de rester présent, d’être ancré dans l’instant. Le fameux « Carpe Diem » : l’art de vivre le moment présent et de savourer ce qui se passe au lieu de courir après ce qui vient. Sur papier, ça semble simple. Dans la vraie vie, c’est autre chose.
Être pleinement présent est devenu un défi, en grande partie parce que notre quotidien est déjà saturé : rempli au bord. Les pensées qui s’enchaînent, les responsabilités qui s’accumulent, les stimulations sont constantes. Notre attention est sollicitée partout, tout le temps. Cette surcharge mentale nous maintient souvent deux pas en avant ou deux pas en arrière, rarement là où nos pieds touchent vraiment le sol.
Faire de la place pour soi
Être présent à soi demande un espace intérieur. Et lorsque cet espace est plein de pensées, d’émotions, de tension, etc. la présence devient plus difficile. Ce n’est pas un manque de volonté, mais un trop-plein.
Le bruit intérieur qui empêche de ralentir
Sous la surface, chacun porte son propre bruit intérieur : des inquiétudes, des émotions mises en attente, des conversations qu’on rejoue, des décisions qu’on repousse. Même dans un moment calme, il peut être difficile de ralentir. Quand on essaie de s’arrêter, les pensées envahissantes remontent, et l’inconfort s’installe. Alors on garde le rythme, on reste occupé, on continue d’avancer.
Retrouver la présence grâce à l’écoute
Chez Tel-Aide Montréal, nous observons que la présence revient plus facilement lorsqu’on dispose d’un espace pour déposer un peu de ce bruit intérieur. Un espace d’écoute, où quelqu’un nous écoute vraiment. Sans analyse, sans objectif, sans jugement. Quand on peut parler à quelqu’un et mettre des mots sur ce qui nous traverse, l’esprit cesse de tourner en boucle. On retrouve de la clarté, du bien-être émotionnel. Et la présence, doucement, redevient possible.
Être pleinement présent, ce n’est pas faire le vide.
C’est avoir assez d’espace pour respirer ce qu’on vit.
Se recentrer, un geste d’autonomie
Appeler n’a rien à voir avec « ne pas y arriver seul ». C’est au contraire un geste d’autonomie : choisir de se recentrer, de s’offrir un moment où l’on se reconnecte à soi, un mot à la fois.
Dans une vie où tout s’enchaîne vite, s’offrir une pause d’écoute est l’un des moyens les plus simples — et les plus puissants — pour revenir à ce moment-ci, à cette respiration-là.
Parce qu’être entendu aide à se retrouver. Et quand l’intérieur se dépose un peu, la présence revient. Être écouté, ça fait du bien.